Une belle histoire avec un beau Reuilly.

Nous sommes lundi matin, et comme vous en avez pris un peu l’habitude, je viens vous conter une histoire…
Amis du #roadwinetrip, qui me suivez, celle d’aujourd’hui est belle et va nous faire remonter le temps…
Tout commence autour d’un repas, d’une soirée de ce weekend. Trois générations de la gente féminine et moi-même sommes attablées. Au milieu des couverts, prône un ravissant bouquet de fleurs fraiches, cueillies du jour. La belle viande de bœuf est coupée en morceaux, prête à plonger dans un poêlon d’huile chaude. Les sauces (faites maison bien entendu) embaument. Et oui, nous sommes en Bourgogne, encore une fois. Cette belle région vinicole, construite autour du Pinot Noir, m’a alors donné une idée.. Certes, servir un grand Bourgogne sur une fondue était facile, la viande cuisinée de la sorte préserve les goûts majeurs. Mais c’était sans compter sur l’effort de chercher « le » flacon qui allait bien. Et si on découvrait un autre « Pinot Noir » ? Partons un peu plus à l’Ouest… Je me suis arrêté sur un Reuilly Rouge, pas n’importe lequel, un Domaine Chassiot, en magnum de 2003.
Mais qu’est ce donc que le Reuilly ?
Dès le Moyen âge les vins du Centre, dont Reuilly et une bonne partie des vins de Loire, étaient connus sous le nom de « vins de France ». En effet, nous savons qu’au 14ème siècle, Jean I de Berry dit Jean le Magnifique, fils du Roi de France Jean II dit le Bon, fit éditer une charte relative à la vente des vins de Reuilly. Après diverses crises, ce n’est qu’à la fin du 20ème siècle que les vins de Reuilly remonteront la pente et regagneront les tables françaises. Les vignes de Reuilly croissent sur les limites des départements de l’Indre et du Cher, sur les rives de l’Arnon et de la Théols, à une trentaine de kilomètres au sud de Vierzon. Le vignoble est planté sur des coteaux très bien exposés constitués de marnes et d’alluvions sablo-graveleuses.Je vous avais bien dit que nous remonterions le temps…
La famille Chassiot, qui exploite ce domaine depuis 5 générations, œuvre sur une parcelle de 8,5 ha. Bien entendu, ils cultivent des rouges (Pinot Noir) mais aussi des Blancs (Sauvignon). En 2003, souvenez-vous, c’était l’année de la canicule. Les raisons sont gorgés de soleil, l’eau manque, la concentration est extrême. Mais sur ce climat, protégé, la vinification traditionnelle va aboutir à un exceptionnel millésime. Vous me direz alors « mais pourquoi attendre si longtemps ?? ». Certes, Corneille, dans Le Cid fait dire à Rodrigue « aux âmes bien nées la valeur n’attend pas le nombre des années », mais je préfère penser qu’à vin bien né, les années peuvent lui apporter toute sa valeur ! Je parle bien entendu de valeur gustative, point monétaire.
Carafé à 15°, il offre une couleur rouge profond, avec des reflets brunâtres. L’âge faisant, les larmes sont épaisses, généreuses, et retombent lentement. Au nez, nous percevons une explosion de fruits rouges, bien mûrs, écrasés… un peu comme une compotée… Nous sommes loin des caractéristiques florales du Reuilly Rouge, jeune. Mais la puissance du fruit explose en bouche. C’est un festival de goûts. De la framboise, groseilles, allant vers la mûre et enfin le cassis, pour finir sur une note de réglisse… Tout y est, une pure merveille gustative. Titrant 12,5° nous recevons l’alcool comme un liant à toutes ces sensations. Voluptueux, fin, généreux, sa longueur en bouche est puissante. 12 ans de vieillissement, mais en magnum, ce qui ralentit le processus, permettent à ce vin d’exprimer tout ce qu’il avait à donner, à offrir.
Aucun regret d’avoir attendu… Ce fut un merveilleux moment de partage, de découvertes aussi, et de grande convivialité..
Un autre #roadwinetrip, dans une région chère à Vos Clés de la Cave, à Verres de Contact, et à Olive & Thom Dégustent…
A bientôt sur les routes, autour d’une table, d’un verre, d’un bon plat…

Pascal, RoadWineTriper

Ola! Olive & Thome #1 c’est d’la balle!!

2016-10-21 01.02.06.jpgles-fenalsNouvelle séance de déguste, nouveau lieu que nous découvrons, nouvelles têtes que nous recevons, au top, et une maîtresse de cérémonie, Anne-Laure, toute en maîtrise et décontraction naturelle, pour nous faire vivre une belle soirée de découvertes œnologiques.

Fi des discours de cérémonie pour entrer direct dans l’objet de la soirée. Applicatifs de la méthodologie de la technique de dégustation encore et toujours, et au petit bonheur, le jeu de la découverte du vin dégusté à l’aveugle. Examen visuel, limpidité, intensité et couleur  de la robe, viscosité des jambes ou larmes du vin.

Examen olfactif, 1er et second nez, par petites inspirations successives, évaluation de l’écart entre les deux phases, puis examen gustatif. Premières sensations, présence ou non de tanins, astringence, perception de l’acidité et recherche d’équilibre.

Enfin, jugement de la qualité d’ensemble avec tentative de localisation et d’identification du(es) cépage(s).

Anne-Laure interroge, suscite les réactions, fait parler chacun en navigant autour des tables (on a la place!!!) c’est pleinement participatif et ça c’est clairement bien!

De temps à autre, j’interviens pour fixer un point de détail, rappeler quelques notions, exprimer mon point de vue. Mais toujours après, pour ne pas influencer. C’est très agréable, l’ambiance est décontractée, le quizz plus « facile ». On sent flotter un plaisir studieux.

3 vins blancs, suivis par 3 rouges, on atteint des seuils de perceptions et la fatigue qui pointe. De quatre vins dégustés on passe à six, la tension nerveuse et la concentration s’émoussent et c’est normal.

Toujours un bon niveau d’ensemble et malgré les disparités de connaissances, toujours ce même intérêt, ce même attrait pour la chose du vin et cette convivialité qu’il génère.

Heureusement, charcuteries et fromages vont rasséréner l’assemblée, le temps de quelques annonces, notamment celle concernant la soirée de lancement du Club de Valençay, au Château, à la mi-décembre.

Olive & Thome sont bien calés sur leur rampe de lancement, riches d’enseignements à traiter, mais heureux de partager leur passion du vin.

Réservez vite votre soirée du 17 Novembre, même lieu, même heure. Et avec un peu de chance, nous serons également présents!

Merci à toutes et tous d’être là, n’oubliez pas le salon des vins de St Maure ce week-end et à très vite!!

Olive & Thome!

 

Les Ormes de Pez 2010, ça fait « tripper »!!!!

Amis followers du #roadwinetrip, bonjour!
ces derniers temps, je vous avais fait voyager dans les régions de fronton et Rabastens. Aujourd’hui, je viens vous conter une splendide dégustation, faite ce mardi soir dernier, en excellente compagnie…
Comme d’habitude, elle fut accompagnée une très belle entrecôte de Salers, poêlée, comme il se doit au beurre, poivrée, et après cuisson, saupoudrée d’une fleur de sel aux herbes… Un régal des papilles, par ce goût si persillé.
Mais revenons à ce qui vous motive le plus pour venir lire sur cette page… Le vin!
Nous avons ouvert un bijou, un vrai, Château Les Ormes de Pez 2010, Cru Bourgeois en Saint Estèphe. Souvenez vous l’originalité de ce millésime, qui a permis à ces vignerons de réaliser des concentrations et des densités remarquables!
Nous ne fûmes pas déçus! Ce vin est sans doute, à quelques espace-temps près, en période idéale de dégustation.
Une robe absolument parfaite, brillante à souhait, d’un grenat profond. Au nez, nul doute, le boisé est fondu avec des arômes de fruits rouges écrasés. une puissance aromatique vous prend les narines! Il est fin, subtil, et accroche au verre. En bouche, il s’exprime totalement. Vous trouverez dans ce vin de la volupté, des épices, de l’ampleur, une grande complexité aromatique, des tanins charnus. Sa complexité le rend tendre et soyeux, avec une acidité moyenne, mais des associations fruits/épices amples et généreuses. il est long, s’ancre dans vos papilles pour y laisser un souvenir exceptionnel.
Merci à Dom Melia pour ce moment de pur bonheur partagé.

Une petite découverte de ce beau domaine?
Commençons par l’évolution de ce Cru Bourgeois. Au milieu de la première décennie du nouveau millénaire, le petit verdot a fait sa discrète apparition dans cette cuvée, pour compléter les 3 autres cépages dont les quantités varient selon le millésime. Aujourd’hui, on peut parler d’une grosse moitié de cabernet sauvignon, un bon tiers de merlot et le reste entre le cabernet franc et le petit verdot, ce dernier ne dépassant jamais les 2%.

Les terroirs sont ceux de Saint-Estèphe, à savoir des graves caillouteuses sur un socle calcaire. Après des vendanges manuelles et une vinification bordelaise et très extractive, l’élevage se déroule dans des fûts de chêne avec une proportion de bois neuf qui varie d’un millésime à l’autre.

A bientôt les amis, pour d’autres plaisirs, il reste tant à découvrir….

Pascal, RoadWineTriper

 

Photo de Vos Clés de la Cave.
Photo de Vos Clés de la Cave.
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#Vin Tarani, la suite, mais en rouge!!! #WRT #Now

Amis followers du #roadwinetrip, vous vous souvenez, hier, je vous faisais découvrir ces vins du Grand Sud, en blanc, le Tarani. Ce vin ancestral, réalisé par Vinovalie, Cave de Fronton, @vinovalie, aujourd’hui, je vais vous faire découvrir, son homologue, mais en rouge. Nous parlons du millésime 2015, toujours!
Regardez-le, de près, il est vif, rouge éclatant et brillant, avec cette corolle violette… Gracieux, au nez, vous y retrouvez cette senteur, si fraiche, subtile, fine et délicate… C’est un appel au plaisir… En bouche, il est tout aussi vif, croquant, généreux en arômes de fruits rouges (cépages cabernet et gamay), léger mais pour autant avec une longueur qui vous habille les papilles de tous ces fruits… Généreux, un délice qui se marie avec tout votre repas.
Nous l’aurons servi ce jour, avec un avocat sauce aurore, mûr à point. il s’est révélé tout de suite sur ce fruit crémeux. Mais là où la nature s’exprime, c’est sur des plats bien naturels, simples et goûteux. Une basse côte de bœuf poêlée, cuite bleue, dans un beurre mousseux, et saupoudrée de fleur de sel et de poivre gris. Une poignée de haricots, revenus à l’ail (mangez 5 fruits et légumes par jour) est venue compléter cette assiette.
Admirez la couleur de ce vin, en fin de verre! Et bien, le nez fruité persiste pour vous appeler à le re-découvrir….
Un très beau travail! Médaillé de Bronze au concours général agricole de Paris 2016, 1 * au guide Hachette, c’est à un tout petit prix que vous pouvez accéder au bonheur… (4,30€).. Le voyage valait la peine, et, à n’en pas douter, à tout bientôt, pour savourer de belles réussites….

Pascal

 

Photo de Vos Clés de la Cave.
Photo de Vos Clés de la Cave.
Photo de Vos Clés de la Cave.
Photo de Vos Clés de la Cave.
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Un grand bol d’air, ça vous dit?? #WRT avec Pascal.

Bonjour à toutes et à tous, amis followers du #roadwinetrip.
Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas emmenés en voyage.
Notre destination du jour, est dans le sud-ouest de la France. Pas le sud-ouest du bord de la Gironde, non, ça vous connaissez bien, mais dans ce sud ouest planté au flanc des Pyrénées, orientés à l’Est pour de meilleurs drainages.
Ce vin fut découvert par les Romains au IIème siècle, et c’est au XIème que l’abbaye de Madiran déploiera ces cépages (Tanat, Cabernet franc…) pour recréer ce vin. Il disparaîtra suite à la grande épidémie de phylloxéra, et des vignerons valeureux le feront renaître à partir de 1906. Il faudra attendre 1948 pour que cette AOC soit reconnue.
Celui que je vous propose de déguster est un millésime 2003. Une pure merveille, cette année là. Souvenez-vous, la canicule. Et bien c’est grâce à son exposition, à l’Est, que les raisins vont être préservés d’un excès de soleil et de chaleur.
Allez, on le découvre ?
La robe est noire, épaisse, et sa corolle reste très sombre. Belle accroche au verre, signe bien entendu de ses 12 ans d’âge ! Il est beau, élégant, brillant.
Au nez, aucun doute possible sur l’origine de ce vin. Tout proche des régions de l’Armagnac, le pruneau vous saisit le nez aussitôt. Mais, après ces premiers effluves, on sent un parfum de fruits noirs écrasés.
En bouche, il est saisissant ! Il emplit immédiatement le palais et inonde les papilles. Il est puissant, plein, rond et son attaque est franche. Une note boisée résiste encore malgré les années, mais les tanins sont fondus. Les épices poivrées se révèlent très vite, relevant ainsi les goûts de fruits noirs, de pruneau. La bouche est longue et permet à la réglisse de monter sitôt le poivre assagi. Une pure merveille, un délice, une explosion gustative !
Mais comment servir ce vin ? Et bien, nous avons fait sobre ! Un magret de canard du sud-ouest, grillé, rosé, avec des pommes de terre grenailles, cuites au beurre dans leur robe des champs. Une poignée de haricots verts, et une sauce (maison, et oui !!) nuancée de pêche, de poivre et de cognac.
Le nappage est subtil, la pêche adoucit le poivre en grains, le cognac rehausse les sucs. Une longue cuisson de 30mn, pour avoir une onctuosité sans reproche !
Encore un beau moment de gastronomie, et « au bout du chemin » de ces 12 années d’attente, un régal, et une harmonie des arômes, des saveurs, des textures…


A bientôt sur les routes, autour d’un verre, à un coin de table, ou tout simplement ici, après tout, vous n’avez plus qu’à commenter….

 

Photo de Vos Clés de la Cave.
Au bout du chemin de ces 12 années d'attente!!
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Un apéro automnal…#WRT dans le rétro

Un apéro automnal…
Il nous reste quelques belles journées à profiter des rayons du soleil…
Alors, voilà un apéro bourguignon…Enfin, presque… De bourguignon, il n’eut que la recette mais de royal, il avait la bouteille… un Vouvray Méthode Traditionnelle de la Maison Peltier, avec juste au fond, un soupçon de crème de cassis, pour certains, ou de framboise pour d’autres… Ajoutez-y un petit fromage de tête, quelques gougères de haute Bourgogne, quelques noix de cajou au romarin, et c’est le bonheur, à partager!!!
Merci et bravo encore à cette belle maison Peltier.

L’image contient peut-être : boisson, plein air et intérieur

Le WineRoadTrip de Pascal à découvrir ici! #2

Amis followers du #roadwinetrip bonjour!
Une fois n’est pas coutume, c’est de viande que nous allons parler. Connaissez-vous « le mouvant »?
C’est une pièce du bœuf, située sous la poire et le merlan. Bon, ça ne vous en dit pas plus? Et bien, sachez que c’est une viande courte, fondante, et très parfumée. Elle est à poêler ou à griller, et est placée dans la cuisse de l’animal.
Pour la déguster, une fois encore, nous avons fait simple.. Quelques échalotes fondantes, cuites dans le vin blanc après avoir été légèrement dorées au beurre, et des petites pommes de terre à l’ail.
Et comme vous connaissez maintenant mes goûts, nous sommes allés chercher un vin simple, mono-cépage de la région des Beaujolais. Un Moulin à Vent, l’unique cru du Beaujolais qui ne porte pas le nom d’un de ces beaux villages de cette région.
Fruité, vif, rubis, il apporte cette note de fraicheur que le Gamay sait offrir. D’un millésime 2012, donc pas d’une excellente année, ce Château Gaillard de Sébastien Gutty, nous est vendu 5,95€ à la foire au vin de chez Auchan. Et bien, encore une très belle surprise! Car le rapport qualité/prix est imbattable! Je vous avais promis de partager avec vous quelques trouvailles de ces foires aux vins, en voici une que je vous recommande.
On continuera la route plus au sud, promis, avec un autre accord met/vin qui m’a totalement surpris!
A bientôt sur les routes…

Photo de Vos Clés de la Cave.
Photo de Vos Clés de la Cave.
Photo de Vos Clés de la Cave.
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